ACCUEIL / Cahiers d'aventure / Kayak / Les infos pour tout savoir sur l’expédition « kayak en terre sauvage »

Les infos pour tout savoir sur l’expédition « kayak en terre sauvage »

Départ dans 3 jours… Réponses de Clément (mon coéquipier) aux infos pratiques sur l’expédition KAYAK EN TERRE SAUVAGE.

  1. Quand est-ce que vous décollez et où ?

Départ de Paris le 12/07 à 11h25 pour un voyage de plus de 18 h qui nous mène à Vancouver.

  1. Avez-vous encore du matériel à acheter ?

Il nous reste des équipements à acheter et notamment du matériel pour le kayak : gilet de sauvetage, sacs de pont, cordes de remorquages… mais aussi du matériel indispensable de sécurité et pour la navigation: une VHF pour communiquer sur l’eau et avoir les infos météo, un système de géolocalisation par satellite, un compas de pont, des cartes au 1/250000,… beaucoup de choses en fait.  Nous avons prévu d’acheter tous ce matos directement au Canada où les choix et les prix sont intéressants dans cette région très tournée vers la pratique du kayak.

  1. Où démarre votre expédition exactement ? Quand ?

Notre expédition va débuter en Colombie-Britannique dans la région de la Skeena River non loin de la ville de Terrace et environ à 150 km à l’est de la ville de Prince Rupert sur la côte pacifique.  Il est difficile de dire précisément le lieu de départ car il va dépendre des conditions et en particulier de la pluviométrie qui peut rendre les rivières impraticables et dangereuses. Mais on peut dire que notre itinéraire va débuter par une section sur lac et rivière avant de rejoindre le fleuve Skeena qui nous mènera à l’océan Pacifique. Nous avons ensuite pour objectif de rejoindre la ville de Juneau 600 km plus au nord en Alaska en suivant la côte via le Passage intérieur.

Le départ est prévu aux alentours du 22 juillet.

  1. Combien de temps prévoyez-vous pour faire l’itinéraire ?

Nous nous sommes basés sur une distance journalière de 20-25 km (4 à 5 km/h de moyenne) pour une distance totale à parcourir d’environ 800 km et en comptant des jours de repos réguliers, nous devrions mettre un peu de plus de 40 jours.

  1. Quel temps va-t-il faire ?

A priori il devrait beaucoup beaucoup pleuvoir comme toute l’année dans cette région.  La pluviométrie moyenne sur notre trajet à cet époque de l’année est de 100 à 120 mm par mois. A titre de comparaison elle est d’environ 50 mm à Paris et 60 mm à Brest !! Concernant les températures, durant les mois d’été elles oscillent entre 10 et 20 degrés…En gros un bon mois de novembre particulièrement pluvieux à Paris nous attend…

  1. La température de l’eau ?

L’eau est à 12 degrés. Autant dire qu’on va essayer de ne pas trop se baigner…

  1. Y a-t-il la banquise ou des icebergs ?

Absolument pas. Il n’y a ni banquise ni iceberg dans cette région même en plein hiver. La limite des glaces se situe plus de 1000 km au nord. Nous pourrions éventuellement rencontrer quelques glaçons si on sirote un bon bourbon ou si on s’approche des grands glaciers de la chaîne côtière qui viennent se jeter dans l’océan Pacifique. Le décor qui va nous entourer sera plutôt des montagnes, des fjords et de vastes forêts humides.

  1. Comment allez-vous communiquer à l’extérieur ?

Ce ne sera évidemment pas facile de communiquer sur place via les réseaux sociaux puisque nous serons loin de tout néanmoins nous allons utiliser 2 outils différents. Pour communiquer localement, nous aurons une VHF qui nous permettra d’avoir les informations météo et marines quotidiennes et de communiquer avec les navires en mer.  Pour communiquer par les réseaux sociaux et nos familles nous utiliserons internet dans les villages que nous croiserons (à priori 4-5 fois sur le trajet) mais également, afin de s’affranchir de l’accessibilité d’internet, et des réseaux téléphoniques, nous utiliserons un système de communication par satellite (couverture mondiale) qui nous permettra plusieurs choses :  échanger des courts sms avec nos proches ; de reporter sur une carte, accessible sur notre page, notre localisation et notre trajet (tracking) et enfin en cas de détresse, de rentrer en contact avec les secours les plus proches à tout moment.

  1. Est-ce que vous allez publier des photos ou des vidéos ? Tous les combien de temps ?

Oui nous essaierons de publier des photos le plus régulièrement possible. Nous commencerons par partager des photos et vidéos des préparatifs de l’expédition sur place puis une fois sur nos kayaks quand l’accès à internet nous le permettra nous publierons des images. On espère pouvoir le faire 4 à 5 fois sur l’ensemble du trajet.

  1. Comment vous procurez-vous vos kayaks ?

Nous avons commandé et acheté des kayaks auprès d’un revendeur local dans la ville de Prince Rupert. Si tout va bien, nous devrions les avoir dès notre arrivée sur place pour enfin les découvrir en vrai et les essayer. On a hâte.

  1. Quels sont les modèles (particularités, poids, couleurs…) ?

Nous avons choisi des kayaks de mer dédiés à des expéditions de plusieurs jours. Le matériau choisi est du plastique thermoformé qui est un bon intermédiaire entre le polyéthylène classique (plus lourd, moins bonne qualité de glisse) et la fibre (plus chère et plus fragile). Les mensurations sont : 5,2 m de long pour 60cm de large au niveau de l’hiloire (partie où s’installe le kayakiste) pour 26kg / le volume total est de 415L répartis entre l’hiloire et 3 trappes de rangement pour transporter tout notre matériel. Notre kayak sera doté d’un gouvernail dirigé par les pieds qui facilitera notre progression et soulagera nos bras notamment en cas de longue traversée avec des vents de travers.

Concernant la couleur, c’est pour le moment un secret bien gardé par notre fournisseur…

  1. Qu’emportez-vous comme matériel de sécurité ?

Pour la sécurité en cas d’immersion dans l’eau, nous avons 2 éléments principaux : des combinaisons sèches qui sont totalement étanches et un gilet de sauvetage. En cas de «naufrage» nous avons ensuite du matériel de signalement : VHF, système de SOS par satellite, fusée de détresse, sifflet, lampe étanche. Nous avons des bouts de remorquages si besoin mais également des pagaies de rechanges et du matériel de réparation en cas d’avarie.

Après la meilleure sécurité sera de bien améliorer nos techniques pour remonter dans le kayak après retournement (esquimautage, paddle float) et surtout d’éviter les sorties en mer et les longues traversées en cas de conditions météo médiocres.

  1. Allez-vous rencontrer des animaux ?

Nous allons progresser dans un environnement très sauvage et riche d’une faune abondante. Sur la terre, l’ours noir ou le grizzly devraient être les attractions principales sources de beaucoup d’excitation et de craintes. Espérons que nos rencontres seront belles et sereines. Sur la mer, les phoques, lions de mer devraient être des rencontres du quotidien mais la richesse des eaux du Pacifique en planctons attire également des orques, des baleines et des dauphins en quantité… Nous rêvons déjà de ces belles rencontres.

  1. Qu’avez-vous pour vous protéger contre les ours ?

Pour les ours, des précautions sont évidemment nécessaires car ils sont en nombre dans la région et nous nous invitons au milieu de leur habitat. Nous devrons donc suivre des procédures bien précises pour éviter des mauvaises rencontres : se déplacer en faisant du bruit en terrain couvert afin d’éviter de surprendre un ours, manger et dormir dans des lieux distincts d’au moins 300 mètres et placer toutes notre nourriture dans un sac accroché à une corde et pendu dans un arbre, également à distance de notre campement, pour éviter de se faire piquer nos victuailles.  Nous n’aurons pas de fusil ni aucune autre arme létale contre les ours, nous aurons des bombes anti-ours (bombe lacrymogène en version plus grande) à utiliser si un ours est trop curieux et les fusées de détresse peuvent aussi être utilisées pour les effrayer mais pas sûr qu’on les ait toujours sous la main…

  1. Comment allez-vous vous nourrir ?

Pour se nourrir, nous allons emporter des réserves de pains, riz/pâtes qui seront la base de notre alimentation ainsi que quelques conserves. Nous reconstituerons nos réserves dès que nous croiserons un village. Ensuite nous comptons utiliser les ressources fournies par la nature qui nous entoure et nous comptons pêcher depuis nos kayaks avec une traine, et s’il existe des crustacés, baies, plantes comestibles ne pas se priver d’en ramasser pour diversifier nos repas. Nous n’avons pas prévu de prendre de repas lyophilisés qui représenteraient un volume et un coût trop important pour une durée d’expédition comme la nôtre. Et puis c’est beaucoup moins fun que d’essayer de se procurer des aliments dans la nature qui nous entoure. Je regretterai peut-être cette phrase dans quelques semaines…

  1. Où allez-vous dormir ?

Nous allons camper chaque soir sous la tente. Trouver un bel endroit accessible et à l’abri de la marée sera un exercice quotidien. Nous devrons également prendre en compte l’accès à l’eau douce en essayant de choisir des campements près d’un petit cours d’eau. Sans accès à un cours d’eau, nous récupérerons l’eau de pluie pour nous hydrater.

Voilà. Départ dans deux jours. La pression monte… Rendez-vous au Canada pour entrer dans le vif. Si vous avez d’autres questions, posez-les dans les commentaires.

Clément

Pour suivre l’expédition, suivez-nous sur facebook

 

Crédit : Tomasz FURMANEK

Regardez aussi

kayak lac canada

Un nouvel itinéraire, des sponsors et un parrain

Follow Inscrivez-vous à notre liste Abonnez-vous à notre liste de diffusion pour obtenir des trucs …

Laisser un commentaire

Recevez gratuitement le guide du photographe OUTDOOR:

"10 secrets pour sublimer vos paysages"

Félicitations! Tout s'est déroulé avec succès. Vous pouvez maintenant aller dans votre boite mail. Si par hasard aucun message n'apparait, allez voir dans vos indésirables. A tout de suite.

Send this to a friend